Hyouka – You can’t escape

Hyouka – You can’t escape

La discussion du jour porte sur un anime diffusé au cours de cette année, tiré d’une light novel (c’est à dire un petit roman, c’est très à la mode au Japon d’en tirer des animes). Elle est produite par le studio Kyoto Animation, à qui l’on doit également la cultissime série K-ON (on reconnait d’ailleurs bien le style d’animation), et c’est pour cette raison qu’elle a attiré mon attention. Si l’animation, le chara-design et tout ce qui s’ensuit est irréprochable, ne vous attendez pas cependant à voir un ersatz de son illustre prédecesseur!

Hyouka

De quoi ça parle ?

Encore une fois, l’histoire se déroule au sein d’un lycée et plus précisément va concerner les associations. Lycée mixte cette fois, puisque le personnage principal est un garçon, Hotaro, très doué pour résoudre des mystères, dont la philosophie « moins j’en fais mieux je me porte » va être sérieusement mise à mal après qu’il ait rejoint, pour faire plaisir à sa grande sœur, le club agonisant de littérature classique. Il s’y retrouve en compagnie d’une jeune fille qui contrairement à lui est très énergique et enjouée, Chitanda Eru.

Bientôt rejoint par le meilleur ami de Hotaro et une autre de leur connaissance du collège, ils vont, comme on peut s’y attendre,faire à peu près tout excepté des choses en rapport avec la littérature classique, et notamment, puisque c’est le thème de la série, résoudre divers mystères et petites énigmes.

Pourquoi on aime ?

Ce petit résumé pourrait pour une bonne part ressembler à celui de pas mal d’animes sortis ces dernières années, dans la catégorie « observons la vie et le quotidien d’un groupe d’ami pendant la période du lycée ». On retrouve certains éléments des animes qui ont fait la gloire du genre : la comparaison avec K-on est évidemment très tentante, des petits clins d’oeils à la série apparaissent régulièrement (par exemple, l’un des personnages rappelle beaucoup le petit frère de Ritsu Tainaka, la batteuse de K-on). Les tranches de vie au lycée, les liens entre les personnages, la grande importance des clubs du lycée… sont autant d’éléments qui nous sont devenus familiers. On peut également retrouver certains aspects de Haruhi Suzumiya, avec la présence, toute proportion gardée, du gars blasé et de la fille énergique qui le bouscule et le force à s’activer.

hyouka - Hotaro

Bouh je fais la gueule et je suis tout le temps blasé, mais en vrai j'ai une bouche de chat kawai et je me fais maitriser par une lycéenne

Mais Hyouka cherche cependant à se démarquer et vire même parfois à l’exercice de style : par exemple, si l’aspect comique est de temps à autre présent, il n’est certainement pas prépondérant, ni non plus le coté très kawai des personnages qui est un des atouts de K-on. Ici l’ambiance a tendance à être un peu plus posée, un peu plus étrange parfois, avec le montage en épingle d’égnimes et de problèmes qui dans une réalité objective, ne représenterait finalement pas de gros soucis. Ambiance encore renforcée par l’utilisation presque exclusive de musique classique comme bande son de l’anime (et notamment le fameux morceau Cello Suite No 1 in G Prelude de Bach qui semble avoir grand succès chez nos amis japonais). L’aspect plus traditionnel de la vie au Japon est un peu plus mis en avant, déjà du fait que l’héroïne appartient à une des grandes familles de la région par exemple, par la présence ensuite plus marquée de la campagne environnante, ou encore le traitement de certaines fêtes traditionnelles.
Mais le cœur de l’anime, mis à part la résolution d’énigmes qui sert de fil rouge tout au long des épisodes, c’est bien sur les relations entre les personnages. Une amie m’a dit un jour que ce qu’elle appréciait dans des animes comme K-on, c’est que les histoires de cœur et relations sentimentales étaient complètement laissées de coté et qu’on parlait d’autre chose. Effectivement, c’est un peu moins le cas dans Hyouka, mais ne fuyez pas ! Certes on y assiste à la naissance de sentiments entre les personnages. Une des héroïne déclare même franchement dès le début avoir des sentiments pour l’un d’eux, même si ce n’est pas partagé. Cependant ces différentes relations et leur évolution sont traitées de façon tellement délicates et subtile, tellement peu conventionnelle, que ça en devient presque un art. Rien n’est explicitement dit quand à la façon dont les personnages reçoivent les sentiments des autres, sur comment évoluent leur relation, leur façon de voir l’autre. Tout est suggéré, à peine évoqué, laissé à l’imagination du lecteur. Alors qu’on pourrait penser qu’il s’agit de l’objectif de l’histoire, de son aboutissement, rien n’est dit clairement et l’évolution des relations ne se devine qu’à des regards, des réflexions à première vue anodines, en passant, des impressions, insérées avec doigté dans l’intrigue de l’épisode, dans l’énigme en cours.

Hyouka est donc un ensemble de tranches de vie, c’est vrai, mais dont le traitement vraiment particulier lui permet clairement de sortir du lot. Les aventures du club et les énigmes qu’ils ont à résoudre, relativement ingénieuses par ailleurs, sont le paravent derrière lequel se dessinent en ombres chinoises la construction de l’identité des personnages, l’évolution de leur caractère, la façon dont ils s’ouvrent au monde et s’attachent les uns aux autres. On sent bien dans Hyouka que ses créateurs ont voulu tenter quelque chose de nouveau, essayer un traitement différent pour un genre dont les ersatz foisonnent dans les productions d’anime actuel. Le coté hybride de Hyouka pourra en rebuter certains : pas assez léger pour des histoires de lycéens, très loin d’être sombre comme une vraie série policière, il est difficile de lui donner un genre. Toutefois, la série reste plaisante et intrigante, et si vous aimez la nouveauté, ses 22 épisodes se laissent voir avec grand plaisir.

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Les enfants loups Ame et Yuki

Les enfants loups Ame et Yuki – おおかみこどもの雨と雪

Les enfants loups Ame et Yuki

L’été est venu et avec lui son lot de films d’animation et nouvelles sorties diverses. Parmi celles-ci on pouvait découvrir le dernier petit du réalisateur Mamoru Hosoda . Hosoda, c’est celui qui a fait naitre ces dernières année La Traversée du Temps ou l’excellent Summer Wars. J’avais personnellement était assez enthousiaste pour ce précédent film, c’est pourquoi j’attendais avec une certaine impatience Les Enfants Loups (d’autant que la bande annonce, à grand renforts de louveteaux choupis et autres mignonneries, m’avait pas mal parlée…).

Et très clairement, je n’ai pas été déçue. J’ai été surprise, émue, transportée et j’ai finalement eu bien plus que ce à quoi je m’attendais, mais je n’ai certainement pas été déçue. Inmanquable et voici pourquoi :

De quoi ça parle?

L’histoire est narrée par Yuki, jeune fille qui à l’instar de son père et de son frère, a dans ses veines le sang des anciens loups et peut donc à volonté prendre leur apparence. Elle nous raconte l’histoire de sa famille, depuis la renc

ontre de leurs parents jusqu’à leur naissance, la perte tragique qu’ils subissent, le déménagement à la campagne pour rester à l’abri des regards et enfin, la vie, la difficulté de grandir, de faire des choix. Le spitch de départ est assez simple, l’histoire pourrait être présentée au final comme un ensemble de tranches de vie mais aborde tout un ensemble de thèmes  très variés, la difficulté d’élever seul des enfants, de s’adapter quand on est différent, le rejet de l’école, la difficulté de trouver sa voie et de choisir une direction vers laquelle avancer, les relations humaines et la difficulté de faire confiance à l’autre, mais aussi des choses plus simples comme la vie à la campagne et l’entraide entre les gens.

Ce dernier point montre une évolution assez intéressante des films d’Hosoda. En effet, avec l’installation de la petite famille à la campagne, le rapport à la nature est clairement mis en avant, d’autant que les enfants-loups ont naturellement un lien particulier avec la forêt

environnante. Par ailleurs les difficultés rencontrées par la mère, Hana, et l’entraide qui s’installe finalement avec ses voisins, les relations qu’ont entre eux les différent habitants du village, montre une image du Japon tout à fait particulière et met en avant certains aspects, certaines valeurs du pays, plus traditionnels et centrés sur l’environnement, qu’on s’attendrait d’avantage à voir dans un film de Miyazaki. Hosoda marcherait-il sur les plates-bandes du sudio Ghibli? Quoiqu’il en soit, le et e résultat final est un film extrêmement riche et émotionnellement intense, montrant que la relève de l’animation japonaise est assurée.

Des enfants, un arrêt de bus, cela m'évoque quelque chose...

Des enfants, un arrêt de bus, cela m'évoque quelque chose...

 En parlant d’animation, que vaut le film techniquement? Eh bien le niveau ne baisse paset confirme le professionnalisme de l’auteur, en nous faisant décovurir le travail d’un studio jusqu’ici peu connu, le studio Chizu. Les paysages sont beaux  et rendent justice à la beauté des montagnes et des forêts qu’ils représentent, sans atteindre les sommets d’un princesse Mononke évidemment. C’est sur le chara-design et l’animation des personnages que Hosoda déploie tout son talent. Les personnages sont hyper expressifs, que ce soit avec leur visages ou dans la façon dont ils  bougent, tous les mouvements sont  extrêments fluides, les scènes d’actions comme les moments d’émotion sont toujours bien rendus. De nombreuses scènes du film sont d’ailleurs presque muettes, se contentant de montrer des scènes de vie pour marque le passage du temps, et sont si bien mises en scènes qu’elles sont finalement plus parlantes que les autres, et décrivent mieux que ne l’auraient fait des mots les émotions, l’évolution des relations, des sentiments des personnages. Une des scènes clés du film, que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas vous gâcher le plaisir, se déroule en silence, filmée d’un point de vue éloigné, presque lointain comme si on ne pouvait pas vraiment pénétrer la douleur du personnage, et est peut-être celle qui vous arrachera le plus de larmes (ou en tout cas si vous êtes un dur, broiera votre petit cœur dans ses griffes impitoyables en vous faisant prendre à témoin le reste du public quand à la cruauté du monde, des scénarios, de la fatalité et tout ça). Pour conclure sur le sujet, j’ajouterai tout simplement que le design des petits loups ey la façon dont ils sont animés atteint tout simplement tous les sommets de la choupitude.

Les enfants loups Ame et Yuki

La Choupitude, vous dis-je

En conclusion, ce film est une petite merveille, presque inattendue. Si comme moi vous voulez aller le voir parce que vous êtes fans de Hosoda et que zut, un film avec des petits loups choupis, ça ne se rate pas, accrochez-vous et préparez vous à être secoués. Ceux qui pensent que ce genre de niaiseries n’est pas de leur age, détrompez vous! Le coté un peu fantastique liés aux hommes loups est très bien intégré et devient tout à fait naturel dans le film, il ne s’agit que d’une métaphore permettant de traiter les thèmes de la différence, et de la difficulté de se construire lorsqu’on appartient à deux mondes bien distincts. On sortait de Summer Wars exalté et le cœur pleins d’allégresse, les sentiments que l’on ressent après avoir vus Les Enfants Loups Ame et Yuki sont tous aussi intenses mais complètement différents, et c’est sans doute la marque du talent de Mamoru Hosoda que de pouvoir nous faire ressentir des émotions aussi variés et aussi forte avec chacun de ses films.

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Bakuman

Pour aujourd’hui nous allons parler un peu manga papier avec une série de maître, sortie récemment et en cours de parution. A la découverte du monde du manga, avec le surprenant

Bakuman - バクマン。

Bakuman (Mashiro)

Qu’est-ce qu’on va lire ?

L’histoire a pour thème le monde sans pitié des auteurs de manga. Les deux héros, Mashiro et Takagi, se fixent dès le collège l’objectif de devenir mangakas et d’être publiés dans le Jump, magazine emblématique qui a lancé des séries ultra-connues telles que Naruto, Bleach ou One piece. On suit donc le parcours des deux garçons prêts à tout pour réaliser leur passion, et l’évolution de leur vie dans le même temps. Car si Mashiro tient tant à accomplir son rêve, c’est aussi pour tenir un serment fait à la fille qu’il aime, et qu’il ne pourra revoir qu’une fois son but accompli…

Pourquoi on aime :

Bakuman est un manga atypique à plus d’un titre. Clairement d’orientation shonen, il néglige pourtant les thèmes classiques de la baston ou du sport pour placer ses personnages dans un type de compétition plus inhabituel : l’édition de manga. Pari risqué que de placer des héros, forcément d’âge jeune, dans un univers pourtant plutôt adulte, mais pari ô combien réussi puisque c’est peu dire que l’histoire fait montre d’un scénario prenant, haletant, et que chaque tome se lit d’une traite avant d’abandonner son lecteur dans l’attente maladive de la suite. Grâce au jeune âge de ses héros et au parallèle avec leur vie quotidienne et amoureuse, le manga est tout public mais l’univers de l’édition et des mangakas est rendu de façon très réaliste et documentée. On apprend énormément de détails sur le fonctionnement de cet univers, ses rouages, ses enjeux (et peut-être nous plus encore, pauvres occidentaux qui n’avons pas l’habitude du système de publication japonais). Cependant, loin d’être lourd, l’ensemble est donc traité de façon très intelligente, palpitante, avec ce qu’il faut d’humour et de romance. En bref, un manga passionnant, intelligent, très original même dans sa façon de répondre aux incontournables poncifs des shonen. Rien de bien surprenant cependant quand on sait que ses auteurs sont les deux maîtres à qui l’on doit le fameux Death note…

A qui ça plaira ?

Les inconditionnels de Death Note qui espèrent retrouver l’ambiance sombre et les machinations archies tordues du manga risquent d’être un peu déçus, puisque les auteurs changent de thème et de cible avec Bakuman. Sage décision sans doute car il aurait été difficile de faire mieux que leur œuvre précédente. On retrouve dans leur nouveau manga des critères plus propres au shonen, la compétition, les défis de plus en plus ardus à relever, les valeurs comme amitié ou dépassement de soi… On y trouve peut-être moins de baston et d’action que dans un manga typique de ce genre, et le public visé est donc peut-être un peu plus âgé, mais ces petits défauts sont largement compensés par les excellents personnages mis en scène et la maîtrise incontestable du suspens dont font preuve les auteurs.

Du même auteur :

Death Note raconte l’histoire de Raito (light) Yagami, lycéen surdoué qui trouve par hasard un death note, un carnet de la mort appartenant à un shinigami (dieu de la mort, pour les nons-férus de culture japonaise). Lorsqu’on écrit le nom d’une personne dans ce carnet, celle-ci meurt. Avec cet incroyable pouvoir dans les mains, Raito décide d’agir face à une société qu’il juge mauvaise et inadaptée, et devient un des plus grands assassins de tous les temps… Enquêtes policières, machinations machiavéliques et personnages hauts en couleur.

Hikaru No Go est un shonen qui se déroule dans le monde un peu méconnu des joueurs de go. Hikaru est un jeune garçon qui suite à la découverte d’un antique plateau de go hanté dans le grenier de son grand-père, se retrouve possédé par l’esprit de Saï, un joueur de génie, mort à l’ère Heian (entre le 8ème et 12ème siècle). Pour lui faire plaisir, Hikaru prend des cours de go et finit par défrayer la chronique en jouant comme un maître, via les conseils de Saï. Il va peu à peu prendre goût au jeu et essayer de devenir un champion par lui-même. Ce manga a été dessiné par le dessinateur de Death Note et Bakuman, mais scénarisé par  une autre personne.

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Mon voisin Totoro

Le thé d’aujourd’hui sera tout en choupitude et en cultissimité puisque nous allons parler d’un incontournable de l’animation japonaise, l’un des films d’animation les plus célèbres du non moins fameux studio Ghibli, le très riche en monstres choupis « Mon voisin Totoro ».

Mon voisin Totoro – となりのトトロ

Mon voisin Totoro

Qu’est-ce qu’on va voir?

L’histoire met en scène deux fillettes, Atsuki, 11 ans et Mei, 4 ans, qui alors que leur mère se trouve à l’hôpital, emménagent avec leur père dans leur nouvelle maison, à la campagne. Sur fond de découverte de la nature et de vie simple et près de la nature, les fillettes font la rencontre des esprits qui peuplent la forêt, et en particulier de celui qu’elles prénomment Totoro, sorte d’adorable grosse peluche avec un énorme sourire.

Pourquoi on aime :

Mon voisin Totoro est l’un des premiers films des studios Ghibli, et sa fameuse grosse peluche en est d’ailleurs devenu la mascotte. L’histoire en elle-même est plutôt simple et contemplative, et met déjà en avant certains des thèmes favoris de Hayao Miyazaki, à savoir l’amour de la nature, la douceur de la vie campagnarde et les esprits et créatures fantastiques qui peuplent cet univers. On y retrouve tous les ingrédients du parfait film pour enfant, du meilleur ami fantastique aux pouvoirs extraordinaires à la touche émotionnelle très ciblée dans la veine « tu vois ta maman, petite fille adorable et choupie? Eh bha, peut-être elle va mourir en fait :D  ». Cependant, tout cela est traité avec l’indiscutable talent de Hayao Miyazaki, la poésie, le sens de l’humour, son savoir faire en matière d’expression des sentiments, sa capacité à faire de scènes toutes simples de vrais moments d’émotion. De plus, si le film date de 1988, l’animation a très peu vieillie, ce qui est quand même le signe d’un certain savoir faire. Et puis, on aime bien tout simplement parceque ce film est peut-être le signe que Miyazaki aime bien dessiner de grandes bestioles à l’air con, tout simplement.

Petite mise en garde :

Fan des studios Ghibli, toi qui a adoré Le voyage de Chihiro et Princesse Mononoke, fais attention avant de te jeter sur ce film. S’il est incontournable pour tout admirateur de l’oeuvre du studio, il est indiscutablement plus léger et vise la jeunesse, ou éventuellement les adultes qui aiment les univers contemplatifs et le charme du folklore japonais. Les critiques les plus acharnés pourront faire remarquer qu’on voit ici une certaine tendance de Miyazaki à idéaliser la vie à la campagne, mais n’est-ce pas là tout le charme de cet animateur et de son travail, celui qui a su rendre hommage avec le même talents aux esprits japonais les plus traditionnels et aux machines steampunk les plus invraisemblables. A part cela chers lecteurs, il est difficile de critiquer l’oeuvre d’un maitre, c’est pourquoi je m’arreterai ici pour cette rubrique.

A propos :

Il est intéressant de noter que au moment ou Hayao Miyazaki produisait mon Voisin Totoro, son collègue Isao Takahata finissait Le Tombeau Des Lucioles, qui est généralement reconnu comme un des films les plus tristes jamais sortis. Il y a un certain nombre d’anecdotes amusantes à propos de Mon voisin Totoro, que vous pouvez retrouver sur la page wikipedia du film (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mon_voisin_Totoro). Totoro reste le personnage le plus emblématique du studio, aussi culte que le Mickey Mouse des studios Disney.

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Mawaru Penguindrum

Aujourd’hui, on parlera un peu d’actualité en nous intéressant à l’une des nouvelles séries de la rentrée, une production assez ovniesque des studios Brain’s Base. J’espère que vous aimez les pinguouins pinguins pingouins.

Mawaru Penguindrum – 輪るピングドラム

Mawaru PenguinDrum - personnages

Qu’est-ce qu’on va voir?

L’histoire commence relativement classiquement dans une famille un peu réduite composée de deux frères, Kamba et Shoma, et de leur petite sœur Himari. La cellule familiale serait encore plus décimée si la jeune fille, atteinte d’une maladie mortelle, n’avait été miraculeusement guérie par une entité extraterrestre un peu bizarre semblant loger dans un chapeau en forme de pingouin (chacun son truc). Malheureusement, l’entité en question n’a pas très bon caractère, et une fâcheuse tendance à prendre possession d’Himari pour obliger ses frères à exécuter des quêtes improbables, sous peine de renvoyer la fillette à son tragique destin.
Commence alors pour les garçons une aventure agitée et graphiquement bordélique qui va les amener sur les traces d’une jeune fille un peu bizarre, d’un journal qui révèle l’avenir et d’une organisation pingouinesque plus que louche.

Pourquoi on aime : 

En cours de diffusion au Japon à l’heure où j’écris ces lignes, Mawaru Penguindrum s’avère pour l’instant aussi surprenante qu’intéressante. Munie (trésor de plus en plus rare) d’un scénario entièrement original, la série prévue sur 24 épisodes se plait à laisser trainer fausses pistes et demis-indices et à nous perdre quand à son objectif final. Bien qu’elle soit par moment un peu déroutante, on se laisse prendre par l’histoire et on s’impatiente d’en apprendre plus. Les personnages, malgré des caractères un peu caricaturaux au départ (le frère bagarreur, l’autre frère doux et innocent, la sœur mignonne et pure…) s’étoffent rapidement et sont assez attachants, et le coté sérieux voir parfois tragique est contrebalancé par un humour plutot solide (les moments où Ringo se fait des films sur sa vie et transpose la réalité dans son petit théatre style princes et princesses sont à hurler de rire). Par ailleurs, les nombreuses expériences graphiques auxqelles se livrent les auteurs tout au long de l’anime sont pour le moins réussies et donnent une réelle personnalité à la série, tout en participant à l’ambiance de bordel général. En bref, une série plaisante au commencement et de plus en plus prenante par la suite, et avec une vraie forte personnalité, en plus.

Petite mise en garde : 

Comme je l’ai dit et il vaut mieux vous y préparer, si la série bénéficie de son propre scénario, celui-ci ne manque pas de ramifications et retournements de situation. La trame principale est régulièrement entrecoupée de saynettes dont la signification nous échappe encore, et même le coeur de l’histoire a tendance à changer souvent de direction. Ce qu’on pensait être l’objet de la série devient soudain un détail pour laisser place à une autre variation, et ces changements de cap peuvent donner l’impression que l’histoire peine à trouver ses marques ou a du mal à rester cohérente. Cependant le nombre d’épisodes diffusé est encore assez restreint, et on peut penser que tous ces éléments vont peu à peu s’agencer de façon plus harmonieuse, nous laissant le seul souci de savourer le plaisir d’un scénario à rebondissement. Le seul bémol que l’on pourrait trouver à la série est l’utilisation un peu abusive de la séquence de possession de Himari par la mystérieuse entité qui l’a sauvé. Oui, c’est visuellement magnifique et ce sont des scènes assez comiques, mais leur répétition épargne surtout aux auteurs de réécrire plusieurs minutes d’animation et sont parfois d’une utilité très relative.

À propos!

Pour finir, il est sand doute utile de signaler que le réalisateur aux commandes de cette série est Kunihiko Kinuhara, dont les fans auront pu apprécier le travail sur la fameuse série Utena, la fillette révolutionnaire, mettant en scène une jeune fille souhaitant devenir prince pour retrouver celui qu’elle a rencontré dans son enfance, et suivant pour cela les cours d’une école un peu particulière. La série est assez culte et a eue beaucoup de succès, et fait preuve elle aussi d’une grande originalité et d’une certaine profondeur dans son scénario.

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Alchimie et théine, Full Metal Alchemist

La pause thé d’aujourd’hui sera consacré à un grand classique de la production manga de ces dernières années, des ces quelques ouvrages que vous ne pouvez pas méconnaitre si vous voulez avoir un minimum de crédibilité en tant que Fan de Manga.  De l’acion, de l’humour et de l’intrigue il est temps de parler de

Full Metal Alchemist

鋼の錬金術師

Qu’est-ce qu’on va lire?

Dans un monde rappelant un XIXème siècle fantastique, Edward et Alphonse Elric son deux célèbres alchimistes, oeuvrant pour le compte de l’Etat. Célèbre par leur talent en matière d’alchimie, mais aussi du fait qu’ils les ont réalisé malgré leur jeune age. Les deux frères cependant cachent comme on peut s’y attendre un loud secret, une erreur de leur passé qui leur a couté cher puisque chacun y a perdu tout ou partie de son corps… Sous couvert de travailler pour le gouvernement, ils poursuivent une quête desespérée pour réparer ce drame. Mais à leur insu se trame dans l’ombre d’anciens et abominables complots. L’Histoire est en marche et petit à petit, la toile se resserre…

Pourquoi on aime?

Eh bien, vous vous en doutez, c’est moi qui choisit les titres dont on discutera sur ce blog, ma selection se fait donc plutot sur des ouvrages qui me plaisent bien… Full Metal Alchemist cependant se place bien au delà de mes gouts personnels, c’est une étoile filante apparue dans un ciel de manga et qui brille de plus en plus à mesure que le temps passe (mais que de lyrisme). Que dire, sinon qu’il a toutes les qualités du parfait petit manga. De l’action, une intrigue diabolique qui se dévoile petit à petit sur plus de 25 tomes, des personnages géniaux, nombreux et tous importants, un superbe dessin et des scènes de combat magnifiques…

Full Metal Alchemist avait déjà eu un impact redoutable à l’époque de la diffusion de sa première version animée sur Canal +, il y a quelques années. La sortie en France de la version papier n’a fait que confirmer son succès, mais face à des ouvrages de cette qualité, quoi de surprenant? Par défaut on voudrait le placer dans la catégorie des shonen, cependant, on se rend vite compte que cela ne colle pas si bien tant l’auteur développe une histoire hors de tous clichés, une profondeur bienvenue pour la caractère de ses personnages, es liens insoupçonnés entre chaque événement. Les thèmes abordés sont matures et souvent assez sombres, sans verser dans le glauque, totalement lisible par tous les public mais profond et intelligent, et on aimerait lire plus de shonen  comme ça.  Puis rassurez vous, il reste une solide couche d’humour malgré les quelques évènements assez horribles que vivent les deu frères. Une  véritable épopée, passionnante et addictive.

Sans vouloir faire dans l’auto-satisfaction féminine, c’est d’ailleurs un des rares « shonen » dont l’auteur soit une femme.

Petite mise en garde…

Vous l’aurez compris, Full Metal Alchemist est une série d’excellente facture, une valeur sure au succès amplement mérité. Contre quoi vous mettre en garde à part, attention, à la grande dépendance que vous allez développez vis à vis de l’histoire (achetez tous les tomes d’un coup, c’est un conseil), à la fascination groupiesque que vous déveloperez pour bon nombre de personnages et surtout, ce qui est sans doute l’avertissement le plus important : la série, bien que touchant à sa fin quand j’écris ses lignes, n’est pas finie et attendre la sortie du tome suivant demande de la patience, du courage et de l’endurance face au manque qui s’ensuit…

A voir aussi

L’histoire animée de Full Metal Alchemist est un brin compliquée, un peu de concentration donc. La série est avant tout un manga papier de Hiromu Arakawa, paru au Japon comme n’importe quel autre brave petit shonen. L’histoire rencontrant un certain succès, elle a naturellement été adaptée en anime, c’est donc la première adaptation de Full Metal Alchemist. Comme souvent, la production des épisodes animés a dépassé l’écriture des chapitres papiers, et plutot que de créer des histoires parallèles et dénuées d’intêret, la production décida de continuer l’histoire en inventant en quelque sorte la suite. Complétée par un film, la série, finie, est très proche du manga au début et totalement différente par la suite.

Elle a été diffusée en France avant la sortie du manga donc, et à titre personnel, je l’ai regardé à l’époque et totalement accroché. Le pari d’inventer une suite était risqué mais a été tenu haut la main, je la recommande chaudement (surtout si vous n’avez pas encore lu le manga).

Cependant, la parution papier continuant et l’anime étant fini, il apparut qu’il y avait quand même un léger manque à gagner dans cette histoire. Pas de problème, l’esprit pragmatique des japonais a donné naissance quelques années plus tard à une nouvelle série, Full Metal Alchemist Brotherhood, qui reprend tout simplement la trame de série avec cette fois-ci une parfaite fidélité. Je la trouve personnellement trop proche du manga pour avoir un réel interet supplémentaire, mais ça se regarde sans difficulté.

Ce manga vous intéresse?

Découvrez-en un peu plus sur l’univers qui s’est développé autour de Full Metal Alchemist, avec ces articles sur les deux jeux vidéos adaptés de la série :

The Broken Angel

Curse Of The Crimson

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Omega Complex, thé explosif

Du bon seinen, smbre et combattif avec de l’intrigue à tiroir, pour le menu d’aujourd’hui, je vous propose de vous faire découvrir une production française pleine de promesses :

Omega Complex

omega

Qu’est-ce qu’on va lire?

Fin du XXème siècle. Une guerre nucléaire a ravagé la planète, laissant des millions de gens irradiés et sinistrés. Heureusement, un médicament a été mis au point qui, pris régulièrement, allonge la durée de vie des malades. Au prix parfois que certains dégénèrent et développent des pouvoirs ravageurs… Dans cet univers survit Kama, jeune irradié qui paye ses doses de médicament en jouant les chasseurs de primes. La perspective d’un très gros coup le met sur la piste d’une jeune terroriste engagée, à moins qu’il ne s’agisse là d’un sac de nœud bien plus compliqué qu’il n’y parait… Jusqu’à ce que complots politiques, intrigues et voyages dans le temps s’entremêlent étroitement…

Pourquoi on aime

On apprécie déjà l’incroyable maitrise du dessin de Shonen (il s’agit ici du nom de l’auteur, et non pas du genre de manga…) Auteur français dont c’est le deuxième gros projet (les amateurs se souviendront de BBproject, paru dans Shogun), on travail est d’une finesse et d’un détail très professionnel et nous offre à maintes reprises des scènes de combat tout à fait superbe.

On aime ensuite au niveau du scénario (signé Izu). Malgré une introduction un peu mystérieuse,  l’histoire se présente d’abord comme une classique aventure de type shonen, avec des guerriers, divers pouvoirs spéciaux, une quête à remplir, des combats en veux-tu en voila et même un héros coiffé comme un hérisson jaune. Un schéma qui finit bien vite par se compliquer, multipliant les intrigues qui se croisent et se recroisent entre les différentes époques, s’amusant à voyager dans le temps et laissant petit à petit deviner les énormes implications qu’ont les uns sur les autres les évènements les plus anodins… Et une intrigue devenant de plus en plus sombre et mature, sans jamais ralentir l’allure.

Petite mise en garde

Encore peu de tomes sont parus et il est difficile d’être sur de ce que donnera la série dans ses prochains développement, toutefois, si elle continue sur cette voie on ne peut que s’attendre à se régaler. Le début peut-être un peu laborieux et l’environnement parfois très scientifique et lourd en explication pourront en rebuter certain, surtout dans les premiers chapitres, ils sont utiles cependant à la compréhension et l’histoire s’envole très vite par la suite. Le thème, éventuellement, l’ambiance un peu post-apocalyptique et l’univers très science fiction peut ne pas plaire à tout le monde, il s’agit comme souvent d’une affaire de gout…

À lire aussi

BBproject, autre manga illustré par le talentueux Shonen, raconte une histoire plus légère et extrêmement typé shonen de tournois de combats de rue, sur fond de pouvoirs spéciaux. Plaisant et bien mené, il a le mérite d’aborder de manière intelligente le thème du racisme au Japon. Ce manga de Kaze a été publié dans le Shogun Mag, magazine de prépublication de mangas de divers origines, édité par les humanoïdes associés dans les années 2006-2007. La série est toujours édité sous forme de volumes reliés.

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Arrietty, petit monde de poésie

Aujourd’hui, pause thé en plein dans l’actualité puisque nous allons parler d’une sortie récente, à savoir le dernier-né des studios Ghibli, Arrietty et le petit monde des chapardeurs. Un titre tout à fait dans le contexte de ce blog, autant de par son élégance léchée que de par l’amour des personnages pour une bonne tasse de thé.

Arrietty, le petit monde des chapardeurs

借りぐらしのアリエッティ

arrietty

Qu’est-ce qu’on va voir?

Dans une petite maison de campagne un peu isolée cohabitent deux mondes : celui des humains où vit Shô, un jeune garçon souffrant d’une maladie du cœur, et celui des chapardeurs, des êtres tout petits habitant sous le plancher et vivant de ce qu’ils grappillent aux humains à leur insue. Parmi eux, Arrietty, petite personne de 14 ans, qui va par accident entrer en contact avec le monde des grands… Arrietty est principalement l’histoire d’une rencontre, entre deux mondes un peu différents, mais entre deux jeunes gens aussi, ce qui est universel…

Pourquoi on aime

Ce n’est guère surprenant peut-être pour les habitués des studios Ghibli, mais ce à quoi on assiste durant l’heure et demie que dure le film, c’est à une brillante démonstration d’animation.  Des personnages aux allures simples et pourtant si expressifs dans tous leurs mouvements, une fluidité incomparable aussi bien dans les scènes d’action que dans celles, plus contemplatives, où l’on se régale de magnifiques décors qui sont, eux, d’une complexité et d’une minutie frappantes… Un sens du détail incroyable, une accumulation de petites choses qui semblent anodine mais qui font toute la richesse du film, une poésie de tous les instants… Sans parler de la musique, aux douces consonances celtiques, qui accompagne les aventures de nos héros. On retrouve toutes les petites particularités propres aux films du studio (notamment ceux de Miyazaki), les grimaces des vieilles personnes, les personnages qui se hérissent, les maisons remplies de coins et recoins… Un régal du début à la fin.

Petite mise en garde

Il est des œuvres pour lesquelles on se sent sacrilège d’émettre ne serait-ce qu’une légère critique, cependant il faut savoir être objectif. Si l’on peut reprocher quelque chose à Arrietty, c’est peut-être sa durée, un peu trop courte, ou en tout cas le fait que le scénario aurait pu être un peu plus développé. On aimerait bien savoir ce que deviennent les personnages par la suite, cependant la fin reste très ouverte… Niveau scénaristique, on n’est certes pas au niveau d’un Mononoke ou d’un Chihiro, pour citer deux des plus fameuses œuvres du studio, et l’univers en lui même reste assez réaliste, sans le florilège de créatures fantastiques qu’on a pu voir dans d’autres films. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas là d’une production de Miyazaki, icône du studio, mais du premier film d’un de ceux qui s’apprêtent à prendre sa relève, et en tant que telle, Arrietty fait déjà preuve d’une maitrise tout à fait exceptionnelle, et reste plus que plaisant à voir et à écouter.

A propos

Arrietty et le petit monde des chapardeurs est tiré d’une série de livre pour enfant de la fantasy anglaise, The Borrowers. Le film est « librement adapté du premier tome » (ce qui signifie que le matériel de base est proche, mais que l’histoire et l’univers ont été fortement transformés, un peu comme pour l’excellent Chateau ambulant du même studio). La série de livre, quand à elle, s’était déjà vue adaptée en série télévisée ainsi qu’en film (avec de vrais acteurs, cette fois-ci), Le petit monde des Borrowers.

© 2010 GNDHDDTW

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Kobato et cupcakes roses

Histoire de se réchauffer pour l’hiver et de se mettre de bonne humeur, le thé d’aujourd’hui fera dans la dentelle, les jolis robes et les sucreries avec le tout dernier manga des incomparables déesses que sont les Clamp, collectif de dessinatrices très productives.

こばと

Kobato

kobato

Qu’est-ce qu’on va lire?

Kobato est une jeune fille innocente et maladroite, spontanée et energique, bref, adorable quoi qu’un peu cruche. Mais pas tout à fait comme les autres puisqu’elle a une mission à remplir : soigner le coeur des gens qu’elle rencontre afin de récolter leurs sentiments blessés dans une bouteille qu’elle transporte partout avec elle… Dans quel but, on l’ignore encore, mais elle est aidée dans sa mission par Ioryogi, un démon coincé sous l’apparence d’un chien en peluche bleu, au caractère impossible. Pleine de bonne volonté mais extrêmement maladroite, Kobato se voit entrainée dans les problèmes d’une petite école et de sa directrice…

Pourquoi on aime

D’abord et avant tout, il y a les mangas écrit par Clamp et les autres. Et difficile de manquer  l’inimitable style Clampesque. Dans les dessins tout en longueur et en froufrous, dans les personnages, dans l’histoire… Et ici, je vous le dit, on adore. Pour leur capacité à élaborer des personnages improbables, à leur faire vivre des histoires toutes simples et mignonnes avec style. A faire évoluer ce qui semble être une trame linéaire et choupie en quelque chose d’autre…  Et puis, on adore aussi leur talent pour glisser des anecdotes et des préoccupations plus adultes derrières une surface au premier abord innocente, et distiller tout au long de l’histoire, une salvatrice dose d’humour et de décalage.

De plus, pour les fans, les Clamp s’adonnent une fois de plus à leur jeu préféré, à savoir glisser un peu partout des personnages venus de leurs autres séries, avec des rôles  plus ou moins importants. L’occasion de se rappeler des souvenirs…

Petite mise en garde

Il existe des gens c’est vrai, pour qui les beaux dessins et la simplicité ne se suffisent pas à eux même. Des gens pour qui porter un chapeau différent à chaque chapitre n’est pas un gage de qualité. Certes Kobato, au moins pour les premiers tomes, joue à fond la carte du kawai et des bons sentiments, et on ne risque pas de s’égarer dans des  complexités glauques et tortueuses. Le public visé par les Clamp est plutôt jeune, il faut le reconnaitre. Bref, ce genre de manga ne s’adresse pas à tout le monde, mais est d’excellente facture pour les amateurs, jeunes filles, fans et autres otakus douteux amateurs de moe.

Première apparition

En France, il est intéressant de noter que le démon Ioryogi a fait une première apparition dans le magazine Clamp Anthology publié pour les 15 ans de la formation du collectif (et dans lequel vous aurez dépensé une petite fortune afin de devenir l’heureux propriétaire, au bout de 12 numéros, d’un jeu d’échec à l’effigie des héros de Clamp).

A cette époque, les Clamp écrivent pour le magazines des petites bds de quelques pages, dont certaines les mettant en scène s’occupant de l’irascible bestiole, quelque temps avant la parution du manga.

KOBATO © CLAMP / KADOKAWA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD., Tokyo

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Semaine d’examen oblige, une petite pause s’impose dans la rédaction d’article…

Pour vous faire patienter, je vous propose de découvrir le menu des dégustations du mois de janvier :

Kobato

Omega Complex

Full Metal Alchemist

Summer Wars

Diu Diu

A très bientot pour de nouvelles dégustations…

cupcake

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